Journal: Moonlighter, travailler plus pour s’amuser plus?

J’ai joué à Moonlighter… Et c’était pas trop mal.

 

Working Class Hero.

Moonlighter est un petit jeu indé d’action-RPG né sous le soleil éclatant de l’Espagne, dans les studios de Digital Sun.

Le joueur y incarne Will (dans une troisième énonciation classique), un marchand vivant dans un petit village sympathique, situé non loin d’étranges portes menant vers des donjons remplis de trésors. Les aventuriers y convergent en espérant y trouver la gloire… et la thune bien entendu.

Mais ceux qui profitent le plus de cette localisation restent les marchands, qui achètent et revendent divers objets de valeurs pour faire leur beurre.

Seulement voilà, depuis quelque temps, les aventuriers se font de plus en plus rares, car les portes sont fermées… Seul l’échoppe du Moonlighter, tenue par notre héros, résiste à la crise économique.

Il faut dire que Will est un acharné du travail, qui a toujours fait passer ses responsabilités avant sa véritable passion : l’aventure !

Mais ça, c’était avant ! Une nuit, Will enfile son par-dessus, passe son sac à dos, et s’équipe de son ballet brosse pour s’aventurer dans le dernier donjon encore ouvert… et ce après une longue journée de travail.

 

Rogue-Lite + Marchandage = 2 fois plus de fun, euh de travail !

On tombe alors dans le vif du sujet. Moonlighter alterne entre deux phases de jeu.

La phase d’exploration des donjons, dans laquelle le joueur doit aller le plus loin possible et looter un maximum d’objets, et la phase de gestion du magasin, dans laquelle le joueur mets en vente les objets qu’il aura trouvés. Il pourra aussi investir dans son enseigne pour l’agrandir, ainsi qu’aider d’autres commerces à se développer, en donnant un peu de ses sous durement gagnés à un forgeron ou encore une fabricante de potion.

Plus tard, on pourra même prêter ses pièces d’or à un banquier (au risque et au péril du cours de la bourse).

Cet aspect gestion, qui fait l’originalité du jeu, est plutôt drôle à jouer (il faut surveiller les réactions des clients, et chasser les voleurs). Cependant, les possibilités sont limitées, et les phases de ventes deviennent rapidement redondantes.

C’est donc plus dans l’exploration des donjons que le jeu est vraiment intéressant. On peut avoir cinq types d’armes différentes. Épées/bouclier, grande épée, gants, arc, et ma favorite, la lance, pour son allonge tout terrain. Toutes les armes peuvent être améliorées moyennant une certaine somme d’argent et le don de certains objets trouvés dans les donjons. Classique.

Il faut visiter le magasin d’Eris pour acheter des potions et améliorer son équipement. Eris est en train de bêta lire mon futur livre. Je suis soulagé, elle aime bien!

 

Par ailleurs, il faut savoir que ces donjons sont séparés en quatre parties, plus un boss final qu’il faudra battre pour accéder au suivant. Pas de panique ! Si les boss vous paraissent insurmontables au premier abord, un peu de level-up de vos armes et armures, et tout deviendra soudainement plus simple. Peut-être trop, même.

Avant…

Après!

 

Travailler plus pour gagner plus.

Le véritable problème que j’ai rencontré en jouant à Moonlighter, c’est que sa dimension de « travail », certes inhérente au genre, m’a sautée aux yeux.

Le magasin au niveau maximum, avec une employée. Le luxe.

 

En plus d’explorer des donjons pas toujours inspirés et redondants (on croise toujours les mêmes genres de monstres, quel que soit le monde), les phases de vente n’apportent finalement pas grand-chose au jeu.

Elles participent bien sûr à mettre en évidence la ténacité et la passion de Will, qui n’abandonne jamais ni son travail ni son rêve, et ce bien que sa figure paternelle, incarnée par un vieux monsieur répondant au nom de Zenon, tente souvent de le décourager dans sa quête pour le protéger.

Mais il est assez étrange de se dire, après avoir terminé une énième séance de vente, que la partie la plus ennuyante du jeu est celle qui se rapproche le plus de notre quotidien d’employé dans le supermarché du coin.

Personnellement, j’ai toujours apprécié les rogue-lite, car ils réclament au joueur une certaine persévérance, un investissement qui peut être très valorisant si le défie en vaut la peine (Darkest Dungeon mon amour). Mais concernant le jeu de Digital Sun, le défie est moindre, et l’intérêt assez limité si vous êtes spécialement fan du genre.

Le jeu pourra malgré tout plaire aux néophytes redoutant un jeu trop difficile, et n’appréciant pas forcément le côté parfois austère de certains titres.

On peut parler aux chiens.

Car Moonlighter est un jeu ULTRA MIGNON, avec des décors magnifiques, une ambiance présente, et un personnage principal rapidement attachant (ce n’est pas tous les jours qu’on joue un personnage d’âge avancé qui veut réaliser ses rêves). (Oui le personnage est déjà « vieux », il a des cheveux blancs. À moins que cela ne soit du au stress…)

Les musiques sont très bonnes, et le scénario est bien ficelé (malgré une fin un peu abrupte à mon goût). On a envie de découvrir le secret qui se cache derrière ces donjons !

Alors si vous rechercher un jeu d’aventure accessible et plutôt mignon, adoucit par un petit côté gestion bienvenu si les combats vous font un peu peur, la vingtaine d’heures (environ) qui vous attend pour terminer Moonlighter vaut le détour !

Ben Yeah!

 

 

 

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